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LA SUCCESSION CHEZ LES BAPA DE L’OUEST- CAMEROUN (Ndzedyé)

LA SUCCESSION CHEZ LES BAPA DE L’OUEST- CAMEROUN (Ndzedyé)

0. Introduction

         La longévité dans la tradition ou la culture Bapa réside dans sa progéniture. Le Bapa aime tellement la vie et n’aimerait pas que son nom disparaisse au milieu des hommes. Il veut vivre non seulement le plus longtemps possible, mais aussi il le veut éternellement. C’est pourquoi il peut partager sa vie avec un animal (totémisme) même dans les arbres dans son  seul but d’éternité.Autour de toute cette démarche un peu mystique, la voix la plus visible de son désir et de ses intentions se trouvent dans la succession à la tête de sa descendance.  C’est pourquoi le nom de l’ancêtre, du père ou de la mère de la famille est attribué aux nouveaux nés de génération en génération.

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OBJECTIFS SPÉCIFIQUES

         Au terme de ce parcours, le lecteur doit être capable de :

Ø D’expliquer qu’est-ce qu’un successeur ?

Ø D’expliquer les critères de choix d’un successeur

Ø De d’énumérer les qualités d’un bon successeur

Ø D’exprimer la philosophie de la succession chez les Bapa

I. DÉFINITIONS

         Chez les Bapa de l’Ouest-Cameroun la succession se dit : ndzédyé qui signifie littéralement gagner la maison,gagner  l’intérieur de la maison ;gagner la confiance de la famille mieux encore gagner les cœurs de l’intérieur ou encore manger à l’intérieur, manger dans la famille. Mieux encore Vivre dans le domaine familial ancestral et y rester ou  y demeurer par fidélité à la tradition et aux coutumes familiales.

           Ainsi la succession chez les Bapa c’est le processeur de perpétuation de la lignée familiale depuis l’ancêtre fondateur.  C’est sauvegarder l’esprit premier, la marque indélébile, bref c’est sauvegarder l’identité de la famille depuis l’ancêtre.  C’est préserver les mœurs, la morale et surtout rester fidèle aux ancêtres et être attentif à leurs inspirations.

 Le successeur se dit : Ñdzœdyé ce qui signifie littéralement le gagneur de la confiance de la famille ; l’heureux  élut de la famille, l’aimant des enfants de la famille ; le pilier de la concession familiale,  l’image visible du fondateur de la famille.  Le noyau e tl’épicentre ou mieux le nombril de la famille. Le visage réel du père décédé.Le représentant  des ancêtres.

II. LE CHOIX DU SUCCESSEUR

a)     Devant le public

         Le choix du successeur se dit en Bapa Ñgœm Ñdzœdyé.ù C’est le chef du village qui indique et ordonne l’arrestation du successeur, lorsqu’il a reçu le testament du défunt. En effet, lors des funérailles, à un moment donné de la cérémonie, le chef ordonne aux notables de procéder à l’arrestation du successeur. Dès que ce dernier est saisi, il est transporté comme un fagot de bois, vers la tribune ou le chef préside les funérailles ou dans la cours de la case familiale sous les cris de joie pour les uns et d’étonnement ou de très grande surprise pour les autres, ou des pleures pour d’autres  encore. Ces pleures viennent parfois de la mère ou des proches du successeur et traduise l’inquiétude, le poids de la responsabilité qui pèse déjà. Pour d’autres la succession est un fardeau, un service certes mais qui comporte beaucoup de risques, c’est un poste très convoité dans nombreuses familles. Dans les familles riches, on arrive même au coût de point, à la bagarre, aux empoisonnements, à l’assassinat pour obtenir le poste de successeur.

b)    Le choix du défunt

Pour opérer le choix de son successeur, le père de la famille se doit de bien sculpter ses enfants depuis le vendre de son épouse jusqu’à sa naissance et tout au long de sa croissance. A chaque moment, il sera sûre de n’avoir pas fait l’erreur ; au cas contraire il modifie son testament auprès de ses amis ou du chef du village. Parfois, les vrais successeurs par vocation arrivent dès leur naissance, pour le cas de la chefferie par exemple, avec une auréole ou une couronne sur la tête. On les appelle «mo’o kwang»  c’est-à-dire un enfant qui naît avec soit un cercle tracer sur le bras ou soit sur la tête.Seuls les initiés peuvent percevoir cette couronne. Dès lors le chef ou le père de la famille met son agneau à l’écart à l’abri des regards dangereux. Il est exilé de la famille de peur de le perdre. D’autres ont des critères de choix particuliers. Par exemple de temps en temps, le papa donne des choses à partager, dès lors il observe attentivement pour percevoir la personne qui partage en tenant compte par exemple des absents. Celle qui partage à égalité ou avec injustice ou avec penchant ou encore qui partage en se procurant la plus grande part. Cela lui permet de faire son discernement.

D’autres parents aujourd’hui se bornent à choisir l’enfant qui lui donne beaucoup de biens. Ou l’enfant de son épouse la plus influente etc. Le choix ainsi opéré, le papa a devant lui plusieurs alternatives : se filmer avec l’enfant et envoyer la photo dans une enveloppe soit à la chefferie, soit à ses amis intimes ; ou envoyer son nom. Parfois, le papa l’envoie offrir un présent au chef ou aux amis avec des signes codés ou distinctifs qui permettront de décoder le message.

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c)      Le choix des enfants

Lorsque le père n’a pas laissé un successeur, le chef du village rassemble, avant les funérailles, tous les enfants de la famille sans exception la veille des funérailles à la chefferie. Ils demandent aux enfants de lui apporter en commun accord celui ou celle parmi eux qu’ils jugent capable de les encadrer. Après concertation, dialogue, entente et délibération, les enfants présentent soit, un nom, soit une personne physique à sa majesté ; dès lors le chef le déclare et le proclame successeur et nouveau père de la famille. Sur place et devant sa Majesté, tous les enfants viennent faire allégeance ; acte de soumission, de fidélité et d’obéissance. Suite à ce choix opéré, le chef accorde donc son feu vert afin que les funérailles aient lieu le lendemain ; au cas contraire, non, jusqu’à ce que le successeur soit trouvé.

d) Le choix détourné ;

Il est arrivé dans l’histoire, que des successions soient détournées ou changées ; soient par les femmes, par les membres influents de la famille, par les notables,  par le chef du village. D’après nos investigations, notre Majesté actuel, jusqu’à présent, à veiller à ce que qu’aucune succession ne soit détournée dans son village malgré tous les mouchardages. Il veille à la conservation secrète du testament, au suivi de la règle en la matière etc. toutefois, sa Majesté a le droit et le pouvoir de choisir ou de placer un successeur dans certains cas suivants : si une concession est abandonnée et n’a plus de descendance ; si la famille est liée à la chefferie et que les descendants ne veulent pas suivre la morale des ancêtres fondateurs, dès lors, le chef peut décider de changer de successeur et en donner à un de ses fils ou de ses frères. Plusieurs autres cas sont possibles dans ce même sillage.

La succession conflictuelle : dans l’histoire, il y a des successeurs légitimes qui sont pourchassés par leurs frères qui prennent le trône par force ; en majorité, les légitimes s’exilent dans des villages voisins ; dans ce cadre le successeur usurpateur ne peut offrir un sacrifice légitime et efficace, c’est pourquoi, les membres attentifs de la famille recherchent le successeur légitime même jusqu’à l’exil pour lui donner des présents, et des   sacrifices et cela marche. La famille se bat pour qu’un jour le successeur légitime revienne en poste.

e) L’éclatement d’une succession en deux.

 Il peut  arriver qu’un papa fait éclater sa succession et l’offre à deux de ses enfants ; par exemple, j’ai fais ma vie, laissant plusieurs enfants et petits enfants dans ma propre concession; j’ai eu même des titres de la chefferie à mon compte personnelle (TABUEU); mais seulement, après tout cela j’ai hérité la succession de mon papa (MEKWIE) ou de mon grand père, ou du père de ma maman dans sa concession à part etc. Au terme de ma vie, je peux donc laisser 02 successeurs : celui de TABUEU et de MEKWIE. Les deux se reconnaîtront des frères d’un même père appelés à vivre en communion ; cela fait éclater 02 familles mais pour le progrès et la croissance de la progéniture  et non sa division. Car chez les Bapa on dit : «a djom tè bon» ( c’est quand c’est beaucoup que c’est bien ou bon).

III. LE RITE DE SUCCESSION

a)    Le choix même du successeur est un rite en lui-même ;

Le premier rite consiste au choix même du successeur ; le choix en lui-même est déjà un rite ; le désigner,prononcer son nom devant les autres, le présenter en public, l’arrêter pendant les funérailles etc.

b)    La transmission du pouvoir de succession : l’assise sur la chaise (tchouèkouo) ;

Le nombril ou l’épicentre de la succession chez les Bapa de l’Ouest-Cameroun, c’est incontestablement la cérémonie du «Tchouè kouo ou Tchouè lin». (s’asseoir sur le tabouret, la chaise en bambou ou la chaise sculptée à trois pieds).  En effet, c’est à la fois une cérémonie de consécration et de transmission du pouvoir de succession, de gouvernement,d’autorité, de jugement et d’enseignement. Ce pouvoir vient à la fois des ancêtres et de tous les membres de la famille, vivant ou déjà morts. Pendant la cérémonie, tous les membres de la famille se tiennent la main dans la main enchaîne de deux rangés pour asseoir leur frère ou leur sœur sur la chaise. Le successeur en ressort née de nouveau, ayant des vertus surnaturelles pour gouverner,sanctifier et pérenniser la croissance, ou l’existence,  afin qu’elle ne disparaisse jamais ; (A SUIVRE car cette cérémonie mérite d’être développée à part, vu son importance et sa densité). Un successeur qui n’a pas encore fait ce rite, n’a pas encore en réalité plein pouvoir. Ces actions sont peu efficaces, il est semblable à une photocopie et non à l’original. Sa communication avec les ancêtres n’est pas fluide, ni lucide,ni dynamique ; son exercice du pouvoir est semblable à celui d’un apprenti.Bref, il est très fragile et exposé à tout attaque contre sa progéniture. Il ne saurait être un véritable défenseur en cas de véritable problèmes sérieux ;car il ne peut s’asseoir sur son trône sacré d’où il doit recevoir la puissance ou l’énergie de son pouvoir. Toute la famille doit le pousser et l’aider à faire ce rite, au cas contraire, il sera peut efficace lors des sacrifices rituels en faveur de ses membres.

c)     Laver les veuves ;

Le successeur a le devoir de laver les veuves de son papa c’est –à-dire concrètement, les prendre pour épouse ou s’entendre avec elles pour vivre enharmonie dans la concession.

Toutefois, il ne pourra prendre sa propre mère pour épouse même si cette dernière a

 le devoir de l’appeler son époux et non son fils. S’il néglige les veuves de son père, de façon affective, matérielle, coutumier, sociale, culturelle, etc.  il devra en rendre compte.

d)    Le sacrifice des offrandes ;

Après les rites véritables de succession, le successeur devient le véritable père de la famille dans sa plénitude ; il agit avec plein pouvoir capable d’ouvrir et fermer toutes les portes,  capable d’agir au nom de tous les ancêtres ; dès lors, il peut offrir des sacrifices agréables aux yeux des ancêtres et des divinités pour lui-même et pour tous les membres de sa famille qui en ont besoin.

e)     Aller ou se partager les réunions simples et secrètes du défunt ;

Il doit s’asseoir légitimement sur le siège de son père à la chefferie, dans les réunions secrètes de la chefferie. Si son père avait déjà nourrit les membres, il lave simplement le siège et s’installe. ( laver le siège signifie offrir à boire et à manger aux membres) . S’il y a plusieurs réunions, le successeur peut proposer à ses frères d’aller y prendre part au nom de leur défunt papa :c’est le partage de l’héritage ou du pouvoir.

IV. LE VRAI  VISAGE DE LA SUCCESSION  DANS LA TRADITION BAPA

Chez les Bapa de l’Ouest- Cameroun,  la succession est semblable à une course de relais ; dans cette course, on passe le relais ou le témoin à l’autre pour continuer la course ; lecontinuateur doit veiller à ce que la flamme à lui passer ne s’éteigne pas entre ses mains.Que la semence à lui laisser germe, mûrisse, grandisse, et produise beaucoup de fruits.

En effet, il s’agit de veiller sur un certain nombre d’héritage que me laisse mon prédécesseur ; au centre de cet héritage se trouve la progéniture de la famille ; l’être humain est le premier bien,le premier patrimoine à sauvegarder ; il faut d’abord l’accueillir, le maintenir,  l’entretenir, le sauvegarder contrela mort et surtout le fructifier ; les membres de la famille doivent s’accroître infiniment et on dira en Bapa : «Ndom pa’a wwouo wouo-a»(une herbe rampante, rapide en croissance).Ensuite il y a la concession familiale qu’il faut protéger ; c’est pourquoi, un successeur qui ose vendre le terrain de la concession familiale est considéré comme un traitre, un mort vivant et on dit en Bapa : «hhya’ai tchyé» ;  autrement dit, son totem est passé, mieux encore, ce n’est plus l’homme qui agit en lui, mais le corps sans son âme ;  plus encore c’est le côté animal qui agit en lui. Il vacille comme un bambou de chine ; il est sou ayant bu l’alcool de l’irresponsabilité. En réalité, chez les Bapa, il s’agit d’entretenir la VIE,une vie identitaire et identifiant, celle léguée par le premier ancêtre de la famille, cette vie doit non seulement s’accroitre mais surtout s’éterniser ; toute pédagogie ou philosophie doit contribuer à la multiplication des membres de la famille : d’où le rite  de fécondité (Ffefèune herbe que l’on frotte sur le vendre de la fille) pratiqué sur chaque jeune fille avant son départ en mariage. Après la croissance des membres, s’ensuit l’option pour l’éternité.

Souvenez –vous, chez les Bapa, l’éternité se trouve dans les générations des générations des enfants, de fils, de petits fils,d’arrières petits fils ainsi de suite jusqu’à l’infini ; dans les générations des générations des noms successifs de l’ancêtre, des grands et des parents donnés ou attribués aux enfants, aux fils, aux petits fils, aux arrières petits fils etc. l’ancêtre est mort certes, mais il sait qu’il est à la fois mort et vivant car il continue à vivre en ses enfants, petits et arrières enfants qui portent non seulement son nom, mais son sang coule dan sleur veine. C’est pourquoi, quand il y a naissance chez les Bapa;  la premier question du parent est la suivante : c’est quel sexe ? ensuite quel nom lui a-t-on attribué ? Ainsi on se rassure au fur et à mesure que tout est en ordre ; au cas contraire, on met directement les points sur les i. Le successeur doit donc veiller à ce qu’à aucun moment de son règne, la mèche ne s’éteigne en prenant toutes les dispositions pour sauvegarder la vie humaine et protéger les terres  des ancêtres.

 

V. LA RELATION ENTRE LE SUCCESSEUR, LES ANCÊTRES, LES VIVANTS ET LA CONCESSION FAMILIALE

Le successeur est un continuateur, un relayeur, un médiateur, un instrument dynamique entre les ancêtres, les vivants et la concession familiale. Il doit être à la fois attentif aux ancêtres et aux vivants pour leur transmettre les volontés ou les demandes réciproques. Il doit présenter des sacrifices aux ancêtres et aux divinités afin de construire l’harmonie, la paix, la réconciliation, la justice dans l’exercice de sa charge entre ses protagonistes. Il est la plaque tournante, la cheville ouvrière,le noyau central et la courroie de transmission entre les vivants, les ancêtres,les divinités et la concession familiale. Il enseigne à ses sujets les préceptes,les lois, la culture et les coutumes. Transmet la volonté des ancêtres aux vivants vis versa. Au passage de chaque membre, il doit consulter les ancêtres, vérifier s’il y a des sacrifices à faire ou des problèmes à résoudre  qui pourraient entraver la vie du membre. Il doit bénir le membre.

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VI. LA MISSION, LE RÔLE,  ET LE DEVOIR  DU SUCCESSEUR AU SEIN DE LA FAMILLE

 Sa première mission c’est de rassembler tous les membres de la famille sans distinction et sans exception autour des idéaux de la famille et de son héritage qu’il faut sauvegarder.Il doit organiser et convoquer l’Assemblée Générale de la famille et veiller à la sainte présence de tous et de toutes sans exception. Il doit protéger tous les biens de la famille. Il doit, en bon berger, veiller à une vie sereine entre les vivants ; il doit être à la fois un satellite, un radar, un médium qui veille sur son troupeau. Il doit créer un climat de convivialité et de fraternité entre les membres ; visiter toutes les branches et sous branches de la famille et veiller à leur unité.

Au sein de la famille, le successeur est le noyau central, mieux encore, il est comme un baobab où viennent s’abriter tous les oiseaux du ciel sur les branches ; un baobab où viennent se reposer tous les animaux de la forêt pour se recueillir, pour récupérer avant d’aller encore vaquer à leurs occupations. Mais il est avant tout le serviteur de tous à travers ses sacrifices. Rappeler les valeurs et les idéaux de la famille aux membres ; rappeler à l’ordre quand il faut, exercer son autorité pour discipliner les contrevenants.

Il a pour devoir de veiller à ce qu’aucun membre de la famille se s’égare ; il doit réconcilier les membres divisés ou séparés ;il doit veiller à trouver les successeurs des sous familles de la grande famille ; visiter les membres pour les galvaniser à la vie familiale ; il doit partager l’héritage familial équitablement entre les membres ; par exemple implanter ceux qui le désirent, en particulier ceux qui ont besoin d’espace pour la progéniture familiale ; il doit se prendre en charge, être travailleur, un modèle pour tous.

 

VII. LES DÉFAUTS DES MAUVAIS SUCCESSEURS

La paresse ; la corruption, les injustices, la vente des biens de la famille ; la non convocation des réunions de famille ; l’alcoolisme ; l’hypocrisie ; l’escroquerie des membres  de la famille ; dilapider les biens de la famille ;  distraire l’argent cotiser pour construire la famille ; l’abandon de la concession familiale au village ; la gourmandise pendant les funérailles au village ;  la mendicité ;

 

VIII. LES QUALITÉS D’UN BON SUCCESSEUR

Rassembleur ; humble ; patient, simple,serviable ; plein d’initiatives, de sagesse, de patience et d’amour ;ouvert, travailleur ; réconciliateur ; médium, un artisan de paix, de justice ; veilleur, attentionné, soucieux de l’avenir de sa progéniture sans exception ; protecteur des biens de la famille ; il est le tronc d’arbre qui veille à la fois à sa racine qu’à ses branches et ses feuilles. Il doit savoir concilier les morts, les vivants, et la terre des ancêtres dont il est le garant, le gardien et préparer  la transition pour passer le témoin à la génération future. Il doit savoir concilier le passé, le présent et l’avenir du bateau dont il est le commandant de bord. Il doit veiller à ce que le bateau ne chavire et ne coule pas pendant son règneIl doit consulter horizontalement et verticalement, écouter plus et parler moins. Avoir un conseil des sages pour gérer les affaires de la famille. Pour se faire, il doit donc être au-dessus de la mêlée.

IX . LA PROBLÉMATIQUE DE LA SUCCESSION AUJOURD’HUI.

Aujourd’hui, la succession ne se fait plus nécessairement comme avant. Pour éviter le problème de déchirement, de disputes, de détournement de testament,  les parents sages préparent leur mort en laissant transparaître leur testament de leur vivant. Dès lors le partage de leurs biens se fait au fil du temps ; il place ses enfants à la tête de leurs entreprises et les observe gérer. Au furet à mesure, il rectifie, le tire ; son vrai successeur, il le place au centre de ses affaires ou le cache en arrière plan. De temps en temps, il le  place au centre dans une pédagogie de la dialectique du déjà et du pas encore. C’est une façon à la fois de l’initier et de le présenter de façon voilée ; entre temps, il amène les autres à l’accepter au fur et à mesure. Le partage de l’héritage se fait également au fur et à mesure du vivant du père de famille. il place chaque enfant proche et mieux directement à la tête du bien qu’il aimerait lui léguer après sa mort. Dès lors, après sa mort tout le monde sera témoin que même de son vivant, c’est tel enfant qui gérait tel bien et ce que lui revient logiquement.

X.LA SUCCESSION,UNE AFFAIRE DE TOUS

Il est demandé à chaque individu de laisser un testament quelque part de son vivant avant sa mort. Il convient qu’après ta mort les gens ne restent pas se poser mille et une question sur ce qu’il faut faire de tout ce que tu aurais laisser. Préparer sa mort, c’est effectivement mettre de l’ordre à ta suite en prenant des prédispositions, en laissant un testament. C’est préparer les tiens à ne pas gérer mal ton héritage après ton départ. Prends donc des dispositions afin que tes obsèques se déroulent dans de très bonnes conditions. Or, certaines personnes se croient immortelles ;elles ne s’imaginent jamais qu’elles peuvent mourir, et même si oui, pour plus tard.Pour elles, inutile de faire un testament, inutile de penser à un éventuel partage de ses biens  à une tierce personne. Nous vous prions d’en faire une petite expérience ; prenez-en un petit bout de papier ; commencer à y griffonner le partage à tel ou tel de vos biens ; à la suite, vous vous sentirez de plus en plus  libre, vous feriez de plus en plus l’expérience de la vanité des vanités qu’est notre existence avec ses biens terrestres. Essayer de vous voir de l’autre côté et imaginer comment vos biens seront gérés après vous. Ayez pitié des gens qui vont arranger tout le désordre que vous aurez laisser. Je crois que vous sentirez plus aise qu’après vous, tout se pas bien. Faites en donc quelques dès maintenant. A moins que vous ne soyez partisans des «après moi le déluge» ; des gens qui aimeraient qu’on dise qu’il n’y avait qu’eux et qu’après eux voilà rien ne marche plus. Un homme intelligent est celui qui prépare ses futurs successeurs afin qu’après lui son œuvre soit continuée sans problème.

0. CONCLUSION

La succession chez les Bapa est une transmission de la flamme de la vie, un essai de prolongement dans l’éternité de la vie de l’ancêtre fondateur. La question que l’on peut se poser est la suivante : l’homme est-il capable d’éternité par lui seul ? C’est certainement en Jésus Christ que l’on pourra trouver une réponse adéquate dans l’idéal de la succession, la succession apostolique qui fera l’objet de notre exercice.

PAR JOSEPH TEFANG

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