La Communauté BAPA c'est vous qui la faites!






Compteur de visite


Catégories
WP_FlashTime Widget

horoscop 2009 free online movies horoscop 2010 | horoscop saptamanal | horoscop zilic | horoscop |

Get Adobe Flash player
Recherche
Pub
RÉALISEZ VOTRE SITE INTERNET A MOINDRE COÛT -- Tel: 75 63 72 49 / 95 00 28 37 -- Email: yanndjk@yahoo.fr -- Sis Hotel du plateau

Histoire du village BAPA

SURVOL DE L’HISTOIRE BAPA

Étymologiquement, le nom BAPA est composé de « BA » qui veut dire « peuple », et de « PA » dérivé du verbal local « PAGNI » signifiant « épier ». Ainsi BAPA signifie « peuple épieur »

Cependant, une autre pensée soutient que « PA » vient du verbal local « MBA » signifiant « flatter ». Elle définit BAPA comme étant un « peuple flatteur ».

Par ailleurs, les BAPA qualifient leur village de « Pays des rochers ».

Ce peuple fait partie du grand ensemble Bamiléké. Le village fut fondé vers la moitié du 16ème siècle par une poignée de chasseurs partis du lieu appelé aujourd’hui BAMENDOU dans le département de la MENOUA.

Les fondateurs de BAPA ont pour noms DZETCHOUAND, DZEMEUTCHOK, TADEMGOUO, MEUKEM SEBOUDIE, MEUKEM WAGNE, TCHOUANMEGNE et d’autres. Parmi eux se trouvait un jumeau, TCHOUANMEGNE. La tradition attachant un mythe de supériorité aux jumeaux, le dernier cité fut proclamé roi. Lors de son retour à BAMENDOU pour les formalités de déménagement, le nouveau roi prit avec lui son frère jumeau BOUMEGNE et lui confia la partie sud de son royaume (l’actuel village BANDENKOP).

LE DÉCLIN DE L’HÉGÉMONIE DE BAPA

Pendant deux siècles environ, du règne des rois TOUANMEGNE à celui de BOUTCHOUANG, BAPA parvint à se faire distinguer par ses voisins proches et lointains. Son effroyable armée était composée de vaillants guerriers dotés d’épées, de flèches et de machettes fabriquées par des dynamiques forgerons locaux. La suprématie de cette armée poussaient des villages en guerre à solliciter l’aide des guerriers BAPA, qui ne manquaient parfois pas de la leur refuser.

Les limites orientales de BAPA s’étendaient jusqu’à l’actuel marché central de BAHAM, le marché PFEU.

Le succès des mercenaires BAPA au service des forces étrangères ainsi que leur arrogance excessive, ne pouvaient que pousser à l’isolement du royaume BAPA et lui créer des ennuis. C’est ainsi que la « GUERRE DES CHEPTE » l’opposa à une coalition de 7 villages, conduite, dit-on, par BAHAM, et dura 9 ans. Elle marqua le début du déclin de l’hégémonie BAPA.

En effet vers la fin du 18ème siècle, le roi FANKEMBOU entretenait une alliance cordiale avec son homologue de BAHAM. Ils se partageaient bon nombre de secrets, mais de nombreux points d’inégalité existaient entre eux. Toutes les institutions BAPA étaient très développées, BAPA passait pour un géant. Avec le temps se révéla un complexe d’infériorité de l’allié BAHAM. La relation fut néanmoins apparemment saine malgré le complot qui se tissait.

Le leader de la coalition dut user de ses bonnes relations avec le roi BAPA pour mener à bien son stratagème. Il fit en effet croire à ce dernier que BAHAM était menacé par l’armée BANDJOUN et qu’il avait besoin tout simplement d’un prêt d’armes BAPA pour résoudre ce différend. A cause de la confiance qu’ils se vouaient, le roi FANKEMBOU céda naïvement ses armes, signant ainsi la perte de son royaume. Cette trahison fut le tournant de la chute de BAPA.

Une longue guerre éclata à la fin du 18ème siècle. Elle infligea une cuisante déroute à l’armée BAPA. Le village perdit, estime-t-on, les trois quarts (3/4) de son territoire. Ce qui poussa beaucoup de ses habitants à l’éparpillement dans différentes contrées. Toutefois la plupart des exilés s’installèrent avec leur roi FANKEMBOU à BANDJA (situé aujourd’hui dans le département du Haut Nkam). L’hospitalité du peuple BANDJA fut fervente pendant des années. Mais par la suite elle apparut comme un risque potentiel de trouble, les BAPA se révélant toujours habiles forgerons et redoutables mercenaires. Aussi, afin de préserver ses relations avec ses voisins et renforcer la sécurité de son village, le souverain BANDJA incita les BAPA au retour à leur terre d’origine. Ceux-ci reprirent le chemin du retour au milieu du 19ème siècle sous la houlette de FANKEM NGUIYIM, le seul successeur connu de FANKEMBOU mort en exil.

DE LA RECONSTRUCTION DE BAPA A LA SUZERAINETÉ BANDJOUN

Les BAPA eurent à peine une cinquantaine d’années pour se reconstruire quand survint la colonisation allemande. Il se dit que des individus et des groupes venant de partout auraient été flattés à rejoindre BAPA afin de lui fournir plus d’armes capables de le rebâtir. Le village se reconstitua progressivement. La chefferie fut refaite, les forgerons reprirent du service et fabriquèrent des armes, l’armée fut reconstituée et toutes les institutions villageoises redevinrent fonctionnelles.

La revivification de BAPA fut suivie naturellement du renouvellement des relations diplomatiques avec les autres villages et du développement de nouvelles amitiés. Dès lors s’établit une principale alliance entre le roi FANKEM NGUIYIM et son homologue de BANDJOUN. Stratège, FANKEM NGUIYIM persuada et convainquit son allié de l’aider à reconquérir son territoire perdu à la suite de la guerre de CHEPTE. Cependant, l’arrivée à l’Ouest Cameroun en 1903 de la colonisation allemande prolongea indéfiniment les ambitions de reconquête du territoire BAPA.

Les allemands divisèrent l’ensemble du territoire national en vingt districts, Dschang étant le chef-lieu de celui de l’Ouest. Ils n’ébranlèrent point les structures gouvernementales villageoises, mais établirent une politique d’annexion systématique en instituant des chefferies supérieures (aujourd’hui chefferies de premier degré) chargées de soumettre les chefferies avoisinantes. Ainsi BANDJOUN fut faite chefferie supérieure couvrant la majeure partie des actuels départements de KOUG-KHI et des Hauts Plateaux, incluant BAPA.

Sous la colonisation franco-anglaise comme sous la colonisation allemande, les chefferies supérieures avaient pour besogne d’assurer la liaison avec le district, notamment l’envoi des forçats dans les chantiers coloniaux, la coordination de la collecte et l’envoi des taxes au trésor colonial.

Cette nouvelle donne historique allait entrainer bientôt un retournement malicieux de l’alliance BAPA/BANDJOUN, en relation de VASSALITÉ à SUZERAINETÉ. En fait, plus le chef FANKEM NGUIYIM vieillissait, plus il devenait inapte à assumer ses fonctions, y compris ses déplacements lointains en se faisant transporter sur un hamac. Aussi confia-t-il à son ami le chef BANDJOUN, dès le début des années 1900, le versement à Dschang des impôts de sa contrée. A sa mort en 1931, FANKEM NGUIYIM fut succédé par FANKEM DJUKEM. Celui-ci accéda au trône à un âge assez avancé. Illettré, il maintint la confiance tissée par son père avec le chef supérieur BANDJOUN, quoique des successions se soient opérées entre temps au trône de cette dernière chefferie.

La confiance BAPA ainsi renouvelée au chef BANDJOUN renforça les velléités annexionnistes déjà manifestes sous le règne de FANKEM NGUIYIM. Le chef BANDJOUN versait les taxes BAPA pendant des années et en remettait les quittances à son ami de BAPA. Mais par la suite, il eut la maligne idée de les comptabiliser au titre des taxes BANDJOUN-BAPA, faisant croire à l’administration coloniale que BAPA faisait partie de son territoire. Il reléguait ainsi, sur le papier colonial, le chef BAPA au rang d’un chef de quartier BANDJOUN.

NOUKIMI DAVID, LE LIBERATEUR

Agé de 22 ans, il succéda à son père FANKEM DJUKEM le 10 novembre 1949. Il brise ainsi la sénilité des souverains BAPA, sénilité qui causa l’absence des apparitions publiques des chefs BAPA pendant près de 40 ans.

Jeune et quelque peu lettré, le nouveau roi éveilla la conscience du peuple BAPA jusque-là sous la suzeraineté BANDJOUN pendant la colonisation française.

La vieille amitié BAPA/BANDJOUN devait souffrir d’une sévère entorse, car BAPA possédait dès lors un chef entièrement valide, capable de représenter son peuple personnellement partout où besoin se faisait sentir, notamment aux réunions organisées par l’administration coloniale. Ce fut au cours de l’une de ces assemblées de chefs traditionnels de l’Ouest que, pour la première fois depuis très longtemps, un chef BAPA se présenta publiquement. Mais grande fut la stupéfaction de NOUKIMI DAVID de constater qu’il n’avait point de place en tant que chef à cette assemblée qui se tenait à Dschang. Cette scène sonna le tocsin des hostilités entre les deux vieilles amitiés.

Le chef NOUKIMI DAVID, conscient de son état de dépendance envers le chef BANDJOUN, engagea la lutte pour l’indépendance. Cette lutte devait une fois de plus plonger BAPA dans une guerre dès le 13 mars 1953. Le chef BANDJOUN présenta BAPA comme un fief de rébellion à l’administration coloniale. Le chef NOUKIMI DAVID fut destitué, contraint à l’exil, appréhendé plus tard et incarcéré dans plusieurs prisons du pays.

Pendant ce temps, le chef BANDJOUN désigna un homme de main comme chef, NGUEUDJE. Le règne de celui-ci fut éphémère. Il fut trouvé mort au LAA’KAM. L’armée BANDJOUN tenta de mater le peuple BAPA, commit beaucoup d’exactions sur le terrain, pillant champs et concessions, décimant animaux et personnes. La riposte de ceux qui affrontèrent l’ennemi fut l’usage, dit-on, de nombreuses pratiques magiques qui décimèrent les assaillants même après leur retour à BANDJOUN.

Le succès final de la révolte fut assuré par le revirement du souverain BAHAM qui, craignant d’être pris en étau dans un éventuel royaume BANDJOUN à territoire discontinu, s’allia à BAPA et empêcha les guerriers BANDJOUN de transiter sur son territoire.

La normalisation des relations entre BAPA et BANDJOUN fut consacrée par la présence de NGNIE KAMGA JOSEPH, feu chef supérieur BANDJOUN, aux obsèques officielles de NOUKIMI DAVID le 6 septembre 1993.

L’OEUVRE DU CHEF NOUKIMI DAVID

Roi des BAPA de 1949 à 1993, sa majesté NOUKIMI DAVID laisse une œuvre remarquable. La quasi totalité de l’infrastructure routière à BAPA a été construite sous son règne. Il en est de même pour ce qui concerne la première école publique à cycle complet, deux écoles catholiques à cycle complet, deux écoles protestantes dont l’une à cycle complet.

Par ailleurs, le chef NOUKIMI DAVID est à l’origine de la construction du centre de santé développé de BAPA, de l’électrification d’une grande partie du village, de l’installation du réseau d’eau Scanwater, délabré de nos jours, ainsi que de la téléphonie rurale. Il a entamé la construction du palais royal moderne dont jouissent les BAPA aujourd’hui.

Commandeur de mérite Camerounais, bardé de nombreux diplômes de mérite agricole, émérite artiste, le chef NOUKIMI DAVID a, en sa qualité de chef du KOUGANG de l’ancien département de la MIFI, conduit personnellement cette danse initiatique aux Festivals Panafricains des Arts Nègres à Dakar et à Lagos.

Par
KENMOE Ludovic
NOUKIMI Michel

10 réponses à Histoire du village BAPA

  • chers frères et sœurs bamilékés, je suis effarée par les interprétations négatives des termes bapa et baham faites par tetang joseph; si vous vous voyez comme cela, pas étonnant que le Cameroun ne se développe pas; c’est horrible et faux
    J’aimerais bien avoir plus d’information sur l’histoire de ces 2 villages chers à mon cœur, les sites consacrés sont par trop succinct.
    Gapintaba 🙂

  • Bonsoir Mon Frere . Bravo pour cette page qui permet a chacun de retrouver un bout de lui meme.
    Jai une question concernant la particule « KEM » qui est presente dans la nomastique BAPA « FANKEM » FANKEMBOU »  » MEUKEM » et que dire du nom « MBOUKEM »
    Merci

  • ESQUISSE D’EXPLICATION DE LA SIGNIFICATION NOM BAPA
    BAPA est composé de deux syllabes: BA et PA. Fort du principe selon lequel, notre patois est une langue à ton, avec changement de ton égale changement de sens, nous attribuerons plusieurs tons (ton haut, ton bàs, ton moyen) à ces 02 syllabes afin de donner les différentes significations de BA et de PA puis à BAPA. Nous pourrons alors avoir plusieurs significations parmi lesquelles on choisira celle qui convient. Ainsi,
    BA signifierait selon les différents tons à lui assignés:
    1) BA
    Guérir;
    Il;
    Guetteur;
    Flateur;
    Curieux;
    Planter;
    Moi;
    Accrocher;
    Accrocheur;
    Scotcher;
    S’agripper;

    2) PA signifierait
    Porter;
    Planter;
    Economiser;
    Economiseur;
    Vigilant;
    Accrocher;
    Accrocheur etc.;
    BAPA signifierait alors au choix du sens convenant entre les significations de BA et de PA en langue « pèpa’a » et en français les curieux, les économistes, les vigilants, les opportunistes, ,les veilleurs, les semeurs, les planteurs etc.
    Selon Monseigneur Gabriel SIMO, Evêque Auxiliaire du Diocèse de Bafoussam, : « Tous les noms de nos villages à l’Ouest -Cameroun est une insulte, un reproche, une critique sévère vis-à-vis du groupement ou du peuple de chacun de nos villages »
    Ainsi Bapa qui se dit « pè pa’a » signifierait dans ce sens et dans ce cadre: des accrocheurs, des éternels épaulés, des gens qui veulent toujours être portés ou transportés au dos des autres; en terme scientifique, un parasite, une personne qui ne peut s’en sortir tout seul, dès lors, il s’accroche au dos d’un autre; il est par conséquent incapable d’initiative. Il a toujours besoin du secours, il a peur, oui, très peur d’affronter la vie tout seul.
    Baham signifierait « pè hèm » c’est-à-dire des égoïstes qui recherchent toute occasion pour tout ravager tout seul ce qu’il rencontre.
    Batié signifierait « pè tié » c’est-à-dire des bagarreurs, qui attisent les problèmes, sa concession n’a pas de frontière, il pousse la limite à l’infini etc.
    Badenkop signifierait « pè den kwop » c’est-à-dire les gens qui évident d’aider qui que ce soit sur son chemin. Il te rencontre, il te saute dans ta situation comme s’il ne t’avait pas aperçu et il s’en va; il rencontre même un cadavre il saute et il s’en va. Il est incapable de compassion.
    BAMETCHOUETCHA signifierait « pè metchouèca’a c’est-à-dire les gens qui viennent s’assieds et bavardent, guellards, toujours en retard etc.
    A SUIVRE

  • je souhaite prendre contact avec les responsables pour avoir soutenu un memoire sur le theme chefs traditionnels et rebellion armée à l’ouest cas de l’arrondissement de bangou de 1948 à 1971

  • une fois de plus félicitation et beaucoup de courages

  • je pense qu’en ce qui concerne ton organigramme, l’histoire du peuple BAPA devrait faire un titre avec l’aperçu de Bapa
    surtout écri BAPA toujours en majuscule

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

3 078 personnes ont vu cette publication
Partenaires

    Abonnez-vous


    Pub
    Slideshow
    août 2017
    L M M J V S D
    « Avr    
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    28293031  
    Pub
    RÉALISEZ VOTRE SITE INTERNET
    A MOINDRE COÛT
    Tel: 675 637 249 /695 002 837
    Email: yanndjk@yahoo.fr
    Sis Hotel du plateau