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SIMO ERNEST UN BAPA A LA NASA

Un scientifique aux portes de l’espace: le Docteur Simo

Portrait d’un scientifique africain  d’origine Camerounaise qui aurait pu voler avec la NASA 

Image de prévisualisation YouTube Pouvez-vous présenter à nos internautes ?
Je suis né au Cameroun en 1956 et j’ai fréquenté l ‘Ecole Principale d’Ekoudou au quartier Briqueterie-Yaoundé. Puis le Lycée Leclerc de Yaoundé où j’ai reçu un Baccalauréat série Mathématiques en 1974. En 1975, J’ai éte admis a l’Ecole Polytechnique de Portsmouth en Angleterre où j’ai obtenu une Licence en Génie Electrique en 1978. En 1979, j’obtiens une Maîtrise a l’Université d’Essex en Angleterre avec, comme spécialité, les Télécommunications par Satellite.

En 1983, après un Doctorat en Génie Electrique de l’Université de Birmingham en Angleterre, je vais aux Etats-Unis où, depuis 20 ans, je fais des contributions assez importantes dans les domaines des VSAT (Very Small Aperture Terminals) appliqués aux systèmes satellite, CDMA (Code Division Multiple Access) applique aux systèmes cellulaires et les Sciences de l’Information et des Télécommunications.

Par deux fois, en 1994 et 1996, vous vous êtes illustré en accédant aux finales du programme de sélection des astronautes de la NASA, devenant le premier africain à y accéder, pouvez-vous nous présenter ce programme?
Oui… effectivement, je suis le premier Africain, noir ou blanc, à avoir accompli cela. Je suis très fier d’avoir, pour l’Afrique, répondu  » présent !  » a l’Histoire de la conquête spatiale.

En général, il existe deux filières par lesquelles l’on peut accéder au corps des astronautes. La première est celle des pilotes; ici, les candidats proviennent de l’U.S Air Force (Armée de l’air) et de l’U.S Navy (la Marine), et jouissent d’une grande expérience dans le domaine du pilotage… ces candidats sont capables de piloter et de diriger une navette spatiale.

La deuxième filière est celle des spécialistes de missions… L’on y retrouve des candidats capables d’effectuer diverses expériences et des activités de soutien au cours d’une mission spatiale.

Pour être candidat, il faut généralement avoir certaines qualifications préalables, telles qu’un diplôme de l’Enseignement Supérieur à caractère scientifique, des connaissances en informatique ainsi qu’un sens pratique des réalités…D’habitude, à ce niveau, l’on a 3000 à 4000 candidats. 

Le Dr Simo avec l’ancien Président américain Bill Clinton 

Le jury, qui se trouve à Houston, au Texas, étudie scrupuleusement les dossiers et les passe au peigne fin, en utilisant différents critères de sélection… Pour vérifier le cursus académique, l’on remonte même jusqu’à l’école primaire, pour s’assurer que votre évolution personnelle est « propre »…des centaines de candidatures sont rejetées à ce stade.

Ensuite, de nombreux entretiens avec le jury sont menés…et environ 100 candidats sont retenus et invités à Houston pour y subir des tests plus détaillés dans certains domaines tels que les sciences, les mathématiques, la physique, la culture générale, etc.

Par la suite, les candidats subissent une longue série de tests d’aptitude physique et psychologique ainsi que des examens médicaux. Toutes ces étapes, qui durent une semaine, sont couronnées par une interview d’une heure devant un jury. Dans mon jury, il y avait certaines personnalités du « bottin », en d’autres termes des poids lourds du programme spatial, à l’instar de l’ancien astronaute d’Apollo John YOUNG qui a marché sur la lune au début des années soixante-dix.

Quelque 4 semaines plus tard, les résultats définitifs sont publiés… généralement, le nombre de finalistes est de 4 à 6 pilotes et de 4 à 6 spécialistes de missions, en fonction des besoins de la NASA, et du budget alloué à ce cycle particulier.

Est-il possible de faire partie des astronautes de la NASA si on n’est pas américain ? Aviez-vous une chance réaliste d’être retenu compte tenu de votre nationalité ?
Pour se présenter au processus de Sélection, il faut avoir la Nationalité américaine. Mais il y a souvent des arrangement diplomatiques qui ont permis aux personnes d’autres pays de faire un vol spatial.
Oui, j’avais une chance réaliste d’être retenu pour un vol spatial : Les héros de l’Espace, William McCool (pilote) et Rick Husband (commandant de bord) de la Navette Spatiale Columbia que nous avons tragiquement perdu en Février 2003, étaient mes co-finalistes en 1994.

Le Dr Simo subissant les tests du centre de sélection 

Etes-vous ou avez-vous été en contact avec des américains devenus astronautes par la suite et ayant finalement pu voler dans l’espace ?
Oui, je suis en contact avec plusieurs astronautes américains qui ont voyagé dans l’Espace. Plus particulièrement, Bernard Harris, l’un de mes parrains pendant les étapes finales de Sélection d’Astronautes au Johnson Space Center de Houston, avait fait plusieurs vols dans l’Espace. Le Dr Harris est devenu un très bon ami. Le président du Jury de sélection en 1996 était une vraie Légende de l’Espace : l’astronaute John YOUNG qui avait fait un voyage sur la lune dans les années soixante-dix avec une mission Apollo.

Vous êtes par ailleurs un scientifique qui a enseigné au Cameroun, et qui a travaillé sur les protocoles CDMA pour la téléphonie mobile aux Etats-Unis, et la technologie VSAT. Pouvez-vous nous en parler ?
Apres la Maîtrise en Télécommunications obtenue en Angleterre, Je suis fièrement rentré au Cameroun de 1979 à 1980 où j’étais cumulativement chef de Service de Transmission au Ministère des PTT et Professeur de Télécommunications a L’Ecole Supérieure des Postes et Télécommunications. En 1980, j’ai été admis a l’Université de Birmingham en Angleterre où j’ai obtenu un Doctorat en Génie Electrique en 1983.

En 1983, je suis recruté par Hughes Network Systems dans l’Etat du Maryland aux Etats Unis. A Hughes je participe au développement de la Technologie VSAT (Very Small Aperture Terminal). J’installe le tout premier VSAT dans le monde en 1984 à Memphis, au Quartier Général de Federal Express qui était alors notre client, et tout premier utilisateur mondial du système VSAT. Apres la réussite de ce projet, j’envoie une proposition et recommande au Cameroun d’utiliser cette nouvelle Technologie pour l’amélioration du réseau national des Télécommunications.

De 1984 a 1988, je suis Professeur a l’Université de George Washington à Washington, DC où je suis professeur et conférencier spécialisé en systèmes de satellite et VSAT. Ce poste me permet de former de nombreux ingénieurs aux Etats Unis, au Canada, au Brésil, en Argentine, au Chili, au Venezuela, au Mexique, et à Londres.

Le Dr Simo au Brésil

De 1988 a 1991, je participe au développement de la Technologie CDMA (Code Division Multiple Access) qui deviendra la Technologie à la base du système cellulaire aux Etats Unis. De 1991 a 1994, Je rejoint le groupe professoral de conférenciers à L’Université de George Washington.

Ce poste me permettra cette fois-ci de former des milliers d’Ingénieurs spécialisés en Technologie CDMA aux Etats Unis, en Chine, au Japon, en Corée du sud, en Argentine, au Brésil, en Israël, au Pérou et au Canada.

Vous êtes aujourd’hui installé aux Etats-Unis. Y êtes-vous reconnu et avez-vous déjà reçu des distinctions tendant à confirmer l’intérêt qui vous est porté ?
Oui, je suis assez bien reconnu dans les communautés Satellite-CDMA-NASA aux Etats Unis, en Amérique Latine et en Asie. En 2002, j’ai figuré dans la liste « des 50 Hommes de Science Noirs Américains les plus distingués « .

Je fais souvent des commentaires Scientifiques pour des Radios nationales et j’apparais souvent dans les débats télévisés de la Voie de l’Amérique. J’ai aussi été reçu plusieurs fois par le Président Bill Clinton et le Sénateur Edouard  » Ted  » Kennedy.

A l’inverse, pensez-vous qu’il est encore possible aujourd’hui pour des scientifiques de haut niveau comme vous d’exercer en Afrique ? Gardez-vous d’ailleurs des contacts avec des scientifiques ou des industriels restés en Afrique, et prévoyez-vous d’y retourner (professionnellement) un jour ?
Oui, je pense qu’il est possible d’exercer en Afrique. Je suis actuellement en train de planifier des travaux portant sur les Télécommunications et les Technologies de l’Information en Afrique. Je pense qu’il est peut-être même impératif, que les africains de la diaspora redoublent d’effort pour contribuer au développement de notre cher continent, malgré les obstacles parfois énormes qui existent sur le terrain.

Je garde contact avec des Scientifiques et bien d’autres professionnels en Afrique. J’aimerais bien avoir des contacts avec des industriels qui veulent clairement participer au développement de l’Afrique en utilisant les Technologies de l’Information et de la Communication multimédia. Les Etats Unis sont en train de donner une nouvelle importance stratégique à l’Afrique. Surtout la région du Golfe de Guinée (Angola, Gabon, Cameroun, Guinée Equatoriale, Sao Tome, Nigeria) du fait des ressources pétrolières importantes qui s’y trouvent. Cette région verra une explosion économique dans les 10 prochaines années. Elle représente donc un terrain très fertile pour les industriels et investisseurs. Avant la fin de cette année, un Membre du Congrès Américain et plusieurs compagnies et entrepreneurs me rejoindront pour une petite tournée d’affaires dans la région du Golfe de Guinée.

Actuellement, ma compagnie, SPACE2000, est en train de promouvoir le continent africain auprès des compagnies américaines. Je pense que des investissements américains en Afrique s’ajouteraient aux investissements européens et locaux, pour accélérer le développement du continent dans le but de créer de bons emplois, d’améliorer les infrastructures africaines et surtout d’améliorer le niveau de vie. Oui, j’espère un jour exercer professionnellement en Afrique. C’est un devoir.

Le Dr Simo avec le président Bill Clinton

Peut-on avoir une idée de votre rémunération actuelle ?
Ma rémunération financière n’est pas très élevée mais mes rémunérations intellectuelles et le Feed-back que je reçois chaque jour sur mes contributions pour un changement positif de l’Afrique et de l’Humanité sont immenses.

Que vous voyez-vous faire à l’horizon 5-10 ans ?
Continuer à travailler dans les secteurs IT et Télécommunications aux Etats Unis et en Afrique. Promouvoir le Transfert du Know-How technique et la vulgarisation de la technologie IT en Afrique. J’espère aussi participer aux campagnes visant à encourager les jeunes et les entrepreneurs Africains à s’affirmer d’avantage par leur travail. La carte géopolitique du monde est en train d’être redessinée. L’Afrique doit donc saisir cette occasion pour se positionner et jouer un rôle beaucoup plus grand dans le monde de demain.

Dr Simo Ernest et Mohammed Ali

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui liront cette interview et qui souhaiteraient vous imiter?
Aux Jeunes, j’avance les trois propositions suivantes : 1- Entre les bancs de classes où vous êtes maintenant et le monde de vos rêves, un chemin EXISTE. 2- L’excellence n’est pas une monopole qui n’appartient « qu’aux autres « . 3-Dans la vie, l’Echec n’est pas une Tragédie… c’est le manque d’EFFORT qui est la vraie Tragédie de la vie … alors attelez-vous à vos rêves et, avec beaucoup d’effort et de persévérance vous pouvez, vous aussi, avec dignité et fierté, atteindre les sommets dans les domaines de votre choix… et sachez bien que vous avez mes encouragements et mon soutien inébranlable tout au long de votre parcours.
Par Hervé Mbouguen

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